mardi 7 octobre 2008.
Eclat de rire. Eclat de verre. Eclat de larme. *> 15:18.

Comme quoi je ne peux pas écrire des choses colorées tous les jours. Ce qui va suivre risque d'être quelque peu plus gris, pour ne pas dire noir.

Pourquoi tout peut basculer si vite ? Pourquoi la douleur peut surprendre comme ça et se répendre à l'intérieur de nous, de moi ? Au moment où j'écris ces lignes, une douleur m'assaille. Mon coeur se serre, ma respiration accélère. Les mauvais souvenirs reviennent, tout ressurgit. Mais je suis plus forte, je n'ai pas le même regard que l'an dernier sur cette souffrance. Mais elle ne m'épargne pas pour autant. Je ne pensais pas souffrir à nouveau si fort, pour cette histoire.

Une nouvelle situation se met en place. Je n'arrive même pas à mettre ma souffrance en rancoeur. Je n'arrive même pas à lui en vouloir, lui qui me fait si mal. Je n'arrive pas à lui tenir tête une journée entière, à garder les yeux baissés et ne pas lui adresser la parole. Je n'arrive même pas à en vouloir à quelqu'un d'autre que moi. Et toutes mes erreurs, tous mes faux pas, le peu de temps que j'ai eu à ses côtés me reviennent en plein vol. Vous avez beau prendre du recul, faire un travail énorme sur vous, voyager tous l'été, avoir des nouveaux coups de coeur, des nouvelles envies, il y a des choses qui reviennent toujours. Mélodie cruelle et acide.

Comment peut-on se sentir quand nos échecs sont exposés face à nous ? Quand la réussite de quelqu'un là où l'on a échoué nous éclate en plein visage ? Inattendu. Je n'imaginais même pas que c'était possible. Je ne croyais pas souffrir encore comme le jour fatidique où tout avait volé en éclat. La souffrance a toujours été là, de différente manière au fur et à mesure que le temps passait.

Dix mois. Douleur extrême. Peur.
Je ne faiblirais pas, je suis forte, ça personne ne peut me l'enlever.

Pétale(s) de rose : 2